Les partisans de Donald Trump envahissent le Congrès

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Le coup d’état en cour au congrès américain par les partisans de Donald Trump nous rappelle que le Monde Libre ne tient qu’à un seul fil. Jean Ferrat chantait le bruit des bottes. Il avait raison puisque la garde républicaine a été appelée pour mettre fin à ces attaques indéniables contre la démocratie américaine. L’époque de la fake news et de la post-vérité sombre dans un chaos absolu.

Les "démocrates" du monde entier ne doivent pas se laisser berner par le danger idéologique que peut représenter le néoconservatisme. En effet, la tentative d’insurrection “républicaine” fait intervenir la nécessité de protéger nos démocraties des différents vices qui s’y cachent pour que n’importe quel parti politique puisse rendre le pouvoir le moment où il perd les élections qu’elle que soit son niveau. Le Monde Libre s’inscrit également dans le reconnaissance absolu du parlementarisme tel qu’il est construit comme outil législatif. La “nouvelle démocratie” sous l’ère Biden se fera dans une certaine tension.

Ensuite, l’une des différences avec les conservateurs d’autrefois résidait dans le fait que ces derniers acceptaient la défaite par les urnes. Leurs cousins éloignés appliquaient une politique certes détestable, mais se soumettaient aux différentes règles démocratiques. Le Trumpisme a certes pris le pouvoir de façon la plus démocratique durant les élections de 2016, même si le nombre d’électeurs si le système de vote avait été remplacé par un scrutin uninominal à deux tours. Les démocrates après huit années de pouvoir sous la présidence de Barack Obama avaient admis rapidement leur défaite avec le système de vote indirect, même si la fracture entre le “Yes, We Can” et le “America First” apparaissait très grande, les démocrates portaient très bien leur nom.

De plus, le Trumpisme aura été un accident dans l’Histoire des Etats-Unis d’Amérique. En effet, il semble nécessaire de voir que ses positions ont ridiculisé son pays, mais aussi sa famille politique pendant près de quatre ans. Le néoconservatisme apparaît comme une plaie dans le fait qu’ils ne veulent plus se séparer du pouvoir dès lors qu’ils le saisissent en pratiquant des méthodes d’intimidation. Les partisans fondamentalistes au nom du deuxième amendement sur les armes n’hésitent point à arborer leurs différentes machines. Les lois de certains Etats permettent à ces derniers dans les différentes chambres au niveau des différents Etats avec des armes. Le mouvement démocrate du “Gun Control” reste la résultante d’une sérieuse menace que font peser la circulation de toutes ces armes au sein de l’Amérique.

Les “Républicains” n’acceptent pas la victoire, mais assument pleinement qu’ils ont la capacité de renverser le pays en raison des centaines de millions d’armes présents sur le territoire et de façon totalement légale. Dans ce contexte électrique, il semble nécessaire de considérer que les nostalgiques de la “Confédération” et les ardents défenseurs des “libertés économiques” sont prêts à tout afin que Donald Trump puisse réaliser un second mandat, même s’il faut en revenir à la question du divin et d’une contestation des élections. Le caractère charismatique du “président sortant” intervient également dans une stratégie d’épuisement de tous les recours afin de garder le pouvoir. Il ne s’agit que d’une stratégie puisque la passassion de pouvoir aura lieu le 20 janvier prochain. Dans ce marasme, celui qui voulait ramener l’ordre et la sécurité a finalement réussi à ridiculiser une fois de plus sa famille politique. Joe Biden a remporté très largement dans le même temps le “vote populaire”. La double défaite devient écrasante. Le slogan de la campagne du Joe Biden résume très bien la mentalité démocrate américaine : “America is Back”. La grande démocratie américaine est de retour.

Face à une partie de l’Amérique qui ne digère pas la débandade par les urnes, Donald Trump a évoqué une présentation à la primaire de 2024. Son mode, de penser rappelle étrangement celui de Vladimir Poutine, l’un des alliés de la campagne de 2016 où les intérêts de la nation ont été vendus à une puissance étrangère. Cela démontre que tout est possible sous le néoconservatisme afin que ceux-ci prennent ou reprennent le pouvoir.

Enfin, les risques sont désormais importants pour le plus vieil allié de la France. Nombreux sont les partisans de "la limace orange" à avoir appelés à la guerre civile en cas de victoire de Joe Biden. Les plus extrémistes d’entre eux voyaient en lui : un candidat avec un programme communiste. Dans cette anomie absolue et de la pratique de la terreur des néoconservateurs que l’on pourrait traduire par une forme de terrorisme de l’intérieur, il y a une urgence à mettre fin à ces troubles afin que le calme et l’ordre public revienne.

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Blogueur & Journaliste indépendant

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